Appelez le 17 ou le 112. Si vous ne pouvez pas parler à voix haute, notamment en présence de l’auteur des violences, envoyez un SMS au 114. Indiquez le lieu précis et ce qui se passe. Le 3919 est un service d’écoute, pas un numéro d’intervention d’urgence. [Source 1]
Chercher de l’aide peut commencer par quelques mots, même lorsque vous ne savez pas encore nommer ce que vous vivez. Ce guide porte surtout sur les violences au sein du couple et indique aussi une porte d’entrée généraliste. Vous pouvez avancer avec une personne professionnelle, sans avoir à raconter tout votre parcours d’un seul coup.
1. Identifier le besoin du moment
Les violences conjugales peuvent être physiques, sexuelles, psychologiques ou économiques, y compris lorsqu’elles sont commises par un ancien partenaire. L’absence de coups n’exclut donc pas une situation de violence. [Source 1]
Pour ce premier contact, distinguez votre besoin immédiat : faire intervenir les secours, parler à une écoutante, trouver une association ou comprendre une démarche. En urgence, n’attendez pas d’avoir réuni des notes ou des justificatifs. Pour un échange d’orientation, vous pouvez commencer par votre question actuelle.
2. Choisir entre écoute et accompagnement
Le 3919 — Violences Femmes Info s’adresse aux femmes victimes de violences et à leur entourage. Gratuit et anonyme, il est accessible par téléphone 24 h/24, 7 j/7. Il permet d’être écoutée et orientée ; il ne remplace pas les secours. [Source 2] [Source 4]
Vous pouvez appeler avec des doutes ou une demande de renseignement. Solidarité Femmes précise que la ligne peut aider à repérer la situation et orienter vers une structure spécialisée. Vous n’avez pas à décider seule, avant l’appel, de la qualification exacte de chaque fait. [Source 3]
Le 116 006 est une porte d’entrée généraliste pour les victimes d’infractions. Le service est gratuit et confidentiel et peut orienter vers une association d’aide aux victimes. Il peut notamment être utile à une personne qui ne relève pas du public du 3919. Consultez la fiche officielle pour les modalités d’accès. [Source 5]
3. Écrire peut aussi être une possibilité
Deux tchats ont des fonctions différentes. Celui du 3919 complète l’écoute : Service Public indique une ouverture du lundi au vendredi, de 13 h à 20 h, depuis le site de Solidarité Femmes. Vérifiez les horaires affichés avant de l’utiliser. [Source 4]
La plateforme Ma Sécurité permet, elle, d’échanger avec un policier ou un gendarme formé aux violences. Ce tchat est annoncé accessible 24 h/24 et 7 j/7 aux victimes ou témoins. Un échange de signalement et une plainte sont des étapes distinctes : l’agent peut vous orienter vers la démarche adaptée. [Source 6]
Si vous craignez que votre téléphone soit surveillé, dites-le dès le contact et, si c’est possible sans danger, utilisez celui d’une personne de confiance. La FAQ de Solidarité Femmes recommande cette possibilité. Ne supposez pas qu’un appel ou une navigation ne laissera aucune trace sur un appareil partagé. [Source 3]
4. Préparer quelques mots, seulement si cela ne vous expose pas
Ces questions sont des aides pour l’échange, pas un dossier obligatoire. Si écrire des notes ou les conserver vous met en difficulté, privilégiez le contact avec un service plutôt que leur préparation.
- Quel est mon besoin aujourd’hui : être écoutée, trouver un lieu d’accueil, connaître une démarche ?
- Puis-je parler ou écrire sans être interrompue ni mise en danger ?
- Y a-t-il un danger actuel ou d’autres personnes à protéger ?
- Quel moyen de contact pourra être utilisé sans risque pour la suite ?
Vous pouvez dire : « Je voudrais parler d’une situation de violence et savoir vers qui me tourner. Voici ce dont j’ai besoin aujourd’hui… » Si vous manquez de temps ou ne pouvez pas rester en ligne, signalez-le. La personne qui vous répond pourra adapter l’échange ou vous expliquer les possibilités du service.
Si vous envisagez de quitter un partenaire violent, demandez un accompagnement pour préparer cette étape. Le guide Ma Sécurité propose notamment d’identifier une personne de confiance et de réfléchir aux documents utiles. Il ne s’agit pas ici de vous demander d’organiser seule un départ ni d’effectuer une démarche qui vous exposerait davantage. [Source 7]
Quelques chiffres : un contexte plus large que les violences conjugales
473 000 victimes*
de violences physiques enregistrées — crimes et délits, tous contextes (arrondi)
54 %
de ces violences physiques enregistrées relèvent du cadre familial, conjugal ou non
La part des femmes diffère selon le contexte
Femmes parmi les victimes enregistrées de violences physiques dans chacun des deux contextes. Ces pourcentages ne s’additionnent pas.
En 2025, les femmes représentent 73 % des victimes enregistrées de violences physiques dans le cadre familial et 32 % hors de ce cadre.
Voir les données du graphique
| Part de femmes parmi les victimes enregistrées | |
|---|---|
| Cadre familial | 73 % |
| Hors cadre familial | 32 % |
* Ces statistiques du SSMSI concernent les enregistrements policiers et de gendarmerie, pas toutes les personnes ayant subi des violences. Le cadre familial comprend le couple et d’autres liens familiaux. Les homicides et tentatives sont exclus de ces violences physiques. Une personne peut être comptée pour plusieurs infractions ; les faits peuvent être antérieurs à 2025. Le total affiché est arrondi. Ces chiffres ne mesurent ni un risque individuel ni les seules violences conjugales.
5. Convenir d’une suite adaptée à votre sécurité
Avant de terminer, demandez quelle est la prochaine étape et qui peut vous accompagner : un autre appel, un accueil associatif ou une démarche auprès d’un service compétent. Vérifiez le lieu et les modalités avant de vous déplacer. Ne considérez pas qu’un rappel ou un suivi a été organisé s’il n’a pas été convenu.
Pour le 3919, la FAQ précise que l’appel constitue un premier contact et qu’il n’y a pas de suivi par rappel de l’écoutante. L’accompagnement peut ensuite relever d’une structure vers laquelle vous êtes orientée. [Source 3]
Informations vérifiées le 15 octobre 2026. ICEV informe et oriente ; ce guide ne remplace ni les secours, ni un accompagnement spécialisé, ni un conseil juridique adapté. Les services cités ne sont pas présentés comme partenaires d’ICEV. Le formulaire de contact du site ne doit pas être utilisé pour une urgence : en France, appelez le 17 ou le 112.